mardi 14 octobre 2014

Chronique: Qui ne sait se taire nuit à son pays

Lecture 2014


 Titre: Qui ne sait se taire nuit à son pays
Auteure: Rachel Maeder
Éditions: Plaisir de Lire
Pages: 300
Emprunté: À ma mère
  

Quatrième de couverture:

 Sur fond de Seconde Guerre mondiale et de règlements de comptes, ce polar nous emmène à Vallorbe, sur la frontière franco-suisse. Des personnes âgées meurent les unes après les autres, simple coïncidence ou meurtres en série ? Alice penche pour cette dernière hypothèse et tente de rallier son petit-fils Michael à sa cause. Il s'agira alors d'interroger les années 40, quand la guerre sévissait aux frontières d’une Suisse neutre, mais parfois mêlée à des commerces douteux.
Après Le Jugement de Seth, premier roman de Rachel Maeder, on retrouve le séduisant et perspicace Michael Kappeler, face à une grand-mère au caractère bien trempé. On retrouve également la marque de fabrique de l'auteure et historienne qui ponctue le récit de documents d'archives, plongeant l'intrigue dans une ambiance réaliste.

 

Introduction :

Le roman de Rachel Maeder combine de genre que j’aime beaucoup : le policier et l’historique. J’aime beaucoup la période de la deuxième guerre mondiale, mais il est rare que l’on aborde cette période du point de vue de la Suisse (le pays où j’habite). C’est ma mère qui ayant lu le livre me l’a recommandé. Il a également paru en feuilleton dans le journal de Vallorbe et j’avais pu lire quelques extraits qui m’avaient plus. C’est donc avec joie que j’ai lue ce roman que j’ai dévoré.



Mon avis :

 Ce Roman se passa Vallorbe, un village que je connais très bien et où j’ai souvent eu l’occasion de me promener. Tous les points évoqués dans le livre, je les connais et j’ai adoré les retrouver. Je trouve que la structure du roman est vraiment bien trouvée. Nous avons deux intrigues entrecoupées d’articles de journaux qui finissent par se rejoindre à la toute fin. La première intrigue est celle se déroulant pendant la deuxième guerre mondiale. Elle a pour personnage les victimes de la deuxième intrigue qui se passe de notre temps et qui est policière. Les articles de journaux sont les vrais parus à cette époque dans le journal de Vallorbe. J’ai adoré cette façon de mélanger réalité et fiction. Cela m’a permis de différencier ce que l’auteur a inventé de ce qui a existé réellement. Les chapitres sont bien définis et n’ont pas de coupure entre eux. Vous avez des chapitres pour les extraits de journaux, des chapitres pour l’intrigue des années 40 et des chapitres pour l’intrigue policière. À chaque fois, en dessous du numéro du chapitre, vous avez la ville, le lieu et l’année (pour les chapitres de la deuxième guerre mondiale). J’ai trouvé cette façon de faire très pratique. Cela m’a évité de me perdre dans le temps.
 Concernant l’histoire à proprement parler, nous suivons Michael et sa grand-mère Alice qui enquêtent sur la mort mystérieuse de personnes âgées survenues dans le foyer de Bonne-Espérance où habite Alice. Alice a un amant qui s’appelle Alfred. Alfred est assez mystérieux et nous avons l’occasion d’en apprendre un peu plus sur son passé dans la première intrigue. J’ai bien apprécié ça. J’ai trouvé les personnages d’Alice, Alfred ainsi qu’un ami archiviste de Michael très bien décrit. Par contre, Michael est moins bien construit je trouve. C’est censé être le héros de l’histoire alors que j’ai plus eu l’impression qu’il s’agissait d’Alice. J’ai trouvé ça un peu dommage. L’histoire policière est assez classique, mais assez agréable à lire. J’avoue que l’identité du coupable m’a surpris. J’avais plusieurs suspects, mais celui-là ne faisait pas parti. Je pense que cela est un bon point pour l’auteur.
 Mais ce que j’ai le plus apprécié est la première intrigue se passant pendant la première guerre mondiale. J’ai vraiment adoré ça et je regrette que sur la fin, l’auteure ait arrêté de faire ces « flash-backs ». Elle a aussi arrêté de citer des extraits du journal de Vallorbe peu après la première moitié du livre. Je trouve cela bien dommage car c’est ce que j’appréciais le plus dans l’histoire. Je regrette de ne pas avoir pu suivre un peu plus Alfred jeune.


La couverture :

J’adore la couverture de « qui ne sait se taire nuit à son pays ». Ce dessin représentant une forêt avec les montagnes au loin et un paysage que j’adore. Je trouve qu’il évoque bien Vallorbe, car le village est entouré de montagnes avec ses forêts. La seule chose que je regrette sur la couverture, c’est cette bande blanche comme une ficelle, je trouve que ça a gâché un peu, mais ça reste une couverture qui va super bien avec le contenu du roman.

Conclusion :

Pour conclure, je dirais que j’ai passé un excellent moment de lecture, que j’ai l’impression d’avoir appris plein de choses et que si Rachel Maeder écrit un troisième roman (c’est son deuxième) et que l’intrigue me plaît, je prendrai plaisir à le lire, car la plume de l’auteur et fluide et très agréable à lire. Je ne peux que vous recommandez ce livre si vous voulez en savoir un peu plus sur ce qui s’est passé en Suisse pendant la deuxième guerre mondiale sans vous prendre la tête en lisant un livre ne parlant que de ça.

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