lundi 16 mai 2016

Chronique: ...Mesdames et messieurs, votre attention s'il vous plaît... Aux commandes du RER A

Lecture 2016
Titre:
 ...Mesdames et messieurs, votre attention s'il vous plaît... Aux commandes du RER A
Auteur: Cédric Gentil
Éditions: Plon
Collection: témoignage
Pages: 188


Quatrième de couverture :

Le livre qui vous fera aimer les transports en commun ! Pour la première fois, un conducteur de RER dévoile l'envers du décor. Depuis son poste de pilotage, Cédric Gentil nous explique ce qui se cache derrière les retards, les "incidents techniques", les "voyageurs malades" et autres "avaries" qui empoisonnent notre quotidien et suscitent la colère des usagers. Mais il nous raconte aussi sa hantise des suicides sur les voies, ses relations avec les passagers, ce qu'il voudrait leur dire lorsqu'il fait des annonces, la solitude de la cabine - comme ce 31 décembre passé seul à conduire un train... sans voyageurs. Au fil des pages, on comprend mieux le fonctionnement de cette immense machinerie, qui avec Cédric Gentil prend enfin un visage humain ! Un livre drôle, sensible et instructif. D'utilité publique !


La couverture :

Pour moi, elle n’a rien d’extraordinaire. En même temps, avec un titre aussi long, difficile de faire autrement. Reste que pour moi, elle ne me rappelle pas vraiment un train alors que c’est le thème principal de ce témoignage.

Mon avis :

Avant toute chose, j’aimerai à nouveau remercier librairiedubonheur pour m’avoir fait découvrir ce livre à travers une de ses chroniques.
Voyageant toujours ou presque en transport en commun (même si certaines choses sont différentes en Suisse), ce livre m’a tout de suite intéressée et je ne regrette pas d’avoir attendu que ma librairie me le livre, car je l’ai adoré. Cédric Gentil a un humour qui m’a bien plus et la façon dont les récits sont alternés m’a également enchantée. Plutôt que de les classer entre techniques et anecdotiques, ils sont mélangés ce qui donne un côté très fluide à la lecture et non prise de tête.
Son récit m’a aussi beaucoup touché pour des choses plus personnelles dont je ne m’étalerai pas ici. Je ne me rendais pas vraiment compte que les conducteurs étaient aussi concernés par le travail de nuit et par le travail les jours fériés (un peu plus quand même). J’ai appris énormément de choses à la lecture de ce témoignage. J’ai aussi ris à en avoir les larmes aux yeux et également été ému. J’adore quand un livre nous fait passer par des émotions différentes et c’est le cas de celui-ci. 

Conclusion :

Si vous aimez les trains ou simplement parce que vous vous rendez au travail avec, je vous conseille ce livre. Vous ne prendrez plus le train comme avant et verrez les choses d’un autre œil. Que cela soit un ennui technique, un incident de personne, un chien dans le tunnel du métro ou encore la grève du personnel, votre point de vue sera transformé (sauf si vous êtes entêté). Avant de critiquer, il est vrai qu’il est bien de se mettre dans la tête du travailleur. Je pense que si j’en découvre d’autres j’en lirai des comme celui-ci. Des témoignages qui l’espace d’une lecture nous permette de faire un autre métier et voir l’envers du décor qui n’est pas forcément tout noir ou tout blanc.

dimanche 8 mai 2016

Chronique: Le carrefour des trois couteaux

Lecture 2016 + lecture de cours
Titre: Le carrefour des trois couteaux
Auteur: Pierre Mac Orlan
Éditions: Gallimard
Collection: folio
Pages: 353



  Quatrième de couverture:


Préface par Francis Lacassin 
Un soir de décembre 1837, dans le Sud algérien, au seuil d'une contrée dominée par la mystérieuse "Rose des Sables". Un feu allumé par un voyageur en attire un autre, puis un autre. Avant de repartir dans la nuit, chacun de leur côté, les inconnus s'échangent des confidences. Tous trois suivent la trace d'une femme. Le premier pour la tuer, le second pour l'épouser, le troisième pour qu'elle lui rende son honneur. Ils se rencontreront une nouvelle fois, mais dans la mort. Les cadavres de deux d'entre eux seront abandonnés aux charognards du désert. Seul le dernier aura droit à une tombe recouverte de pierres. Devinez lequel...

La couverture :


Je ne trouve pas la couverture spécialement jolie, mais elle a le mérite d’assez bien coller avec l’histoire du carrefour des trois couteaux.


Mon avis :


C’est pour les cours de français que j’ai dû lire ce livre. Ce n’est pas le plus ennuyeux que sur les quatre que j’aie dû lire cette année. Cependant, ce n’est pas le plus compréhensible non plus. Il y a tellement de personnages, dont quelques-uns, qui changent de nom souvent que j’ai eu de la peine à suivre. Personnellement, certaines scènes pour moi ont plusieurs interprétations, ce qui n’est pas l’avis de mon prof et j’avoue que ça me dérange un peu quand je ne comprends pas tout. Enfin, c’est peut-être parce que c’est une lecture de cours et qu’on est pas libre d’interpréter l’histoire selon notre imaginaire. 


Bien que sur le coup j’ai été déçue de comprendre la signification du titre vers la page 100 (sur 353), j’ai bien aimé comment l’histoire s’est déroulée et j’ai une petite préférence pour le personnage d’Alphonse de Maichy auquel je me suis attachée. Malheureusement, lorsqu’on ne lit pas au rythme que le prof exige, on est vite spoilé et c’est ce qui m’est arrivé. J’ai su comment la fin se déroulait alors que j’y étais loin et j’avoue que ça a un côté frustrant (on était censé lire le livre pendant les vacances de Pâques). 


Avec tout ça, vous n’en savez pas beaucoup sur l’intrigue, d’autant plus que la quatrième de couverture n’est pas tout à fait juste, il y a bien trois hommes qui suivent la trace d’une femme. L’un pour l’épouser, l’autre pour qu’elle lui rende son honneur et le troisième pour la tuer. On fait la connaissance de chacun d’entre eux tout au long du récit et on suit cette femme à travers plusieurs pays et aventures. Puis, enfin, les trois hommes se rencontrent. Ce qu’il y a d’intéressant, c’est de savoir comment et pourquoi. Et vont-ils réellement tout se dire dès la première rencontre ? 

 

Conclusion :


Je suis très mitigée sur ma lecture, mais c’est surtout à cause du spoile de mon prof. Si les romans d’aventures vous plaisent, que vous voulez frissonner un peu pour des personnages et que vous aimez percer des mystères, c’est un livre que vous pouvez lire. Je ne vous le recommande pas vraiment, mais je pense qu’il est plus plaisant de le lire pour-soi et à son rythme.

samedi 23 avril 2016

Chronique: Au secours ! Les mots m'ont mangé

Lecture 2016
Titre: Au secours ! Les mots m'ont mangé
Auteur: Bernard Pivot
Éditions: Allary 
Pages: 101
 

Quatrième de couverture :

« On déguste des phrases. On savoure des textes. On boit des paroles. On s’empiffre de mots. Écriture et lecture relèvent de l’alimentation. Mais la vérité est tout autre : ce sont les mots qui nous grignotent, ce sont les livres qui nous avalent. » B.P.

La couverture :

J’aime bien la couverture. Elle est certes très simple, mais je trouve qu’elle va bien avec le contenu du livre. Il y avait rien à rajouter, le titre du livre en dit assez à lui tout seul. 

Mon avis :

J’aime bien Pivot, que cela soit quand il parle ou quand il écrit et j’ai pris plaisir à l’écouter sur le plateau de la grande librairie où ils ont parlé de ce livre et également de la réforme de l’orthographe. La façon dont François Busnel a parlé du livre ainsi que Bernard Pivot lui-même m’a donné envie de l’acheter et de le lire. Dès que j’ai eu un moment, je l’ai acheté. Ce livre a un petit bonus de plus que les autres : Le DVD du spectacle y est inclus. L’art de combiner discrètement la technologie avec les livres y est. Le DVD est clissé dans une pochette derrière la quatrième de couverture, ce qui fait qu’à première vu, c’est un livre des plus banal.
Je ne sais pas si je l’ai déjà dit, mais j’aime bien écouter les livres lues et quand c’est par les auteurs eux-mêmes, c’est encore mieux ! Là, Pivot ne se contente pas que de lire son texte, il l’incarne et parfois saute des mots, en rajoute, interverti les phrases, mais cela ne m’a pas gêné. J’ai passé un chouette moment en compagnie du livre et du DVD. J’ai trouvé génial la façon dont il parle des écrivains et de leur métier et lorsqu’il a fait échos à mon cours de français de jeudi dernier (21 avril 2016), j’ai trouvé ça géant ! C’est un livre dont je pense garder un très bon souvenir qui m’a bien détendu en parallèle de ma lecture de cours. 

Conclusion :

Je vous recommande chaudement. Il m’a vraiment fait rire et m’a bien détendu, alors que ce matin, j’étais toute crispée. Je vous conseille de le lire en même temps que vous écoutez le DVD, sinon, j’avoue que ça peut faire doublon.

vendredi 4 mars 2016

Chronique: Harcèlement

Lecture 2016
Titre: Harcèlement
Auteur: Guy Jimenes
Éditions: Oskar éditeur
Pages: 236
 

Résumé:

Valentin est seul.
Seul dans un collège où aucun professeur, aucun éducateur ne s’est aperçu de sa souffrance. Seul dans une classe où tous les élèves savent, mais ne disent rien. Seul face à la violence sournoise de celui qui aurait pu être un ami…
Comment se défendre alors, quand on a perdu tout espoir, comment s’en sortir quand on a perdu le goût de vivre ?

La couverture :
 
La couverture me plaît bien. Je trouve qu’elle illustre bien le thème de l’histoire.

Mon avis: 

Depuis que j’en ai entendu parler sur la blogosphère il y a un an, ce livre me faisait de l’œil. Pourquoi ne pas l’avoir acheté ? Il était indisponible à ma librairie, mais récemment, ça n’a plus été le cas et je me suis dépêchée de le commander. Bien que cela ait mis au moins trois semaines pour me parvenir, ça en valait la peine, car j’ai adoré ma lecture. 

Au début, je me disais: bon, c’est plaisant, ça se laisse lire. Il manquait cette petite flamme dans le style de l’auteur. J’ai mis un moment à comprendre où il voulait en venir et ce n’est qu’à la fin que j’ai réellement compris et je me dis qu’il fallait y penser et oser. 

Sans entrer dans les détails, car ce n’est pas l’endroit, j’ai été harcelée à l’école et je me suis reconnue en Valentin, l’élève harcelé dans ce livre. Seulement en partie, car je n’ai heureusement pas vécu tout ce que lui vit au quotidien. Je me suis donc sentie très proche de lui et j’ai du coup haïe son bourreau: Bastien. Le pire, c’est qu’au début du livre, je l’aimais bien, Bastien. Je le trouvais drôle et j’ai même cru que c’était lui qui allait se faire harceler. Et c’est là où je trouve qu’il y a un coup de génie dans ce livre: on a le point de vue de l’agresseur. On a également celui du proviseur et d’autres protagonistes. Tout cela réuni donne à ce livre une dimension très intéressante et drôle, car certains sont tantôt sympathiques quand ils parlent et tantôt hypocrites quand ils sont vus à travers les yeux d’un autre.

Conclusion :

C’est un livre qui me fait beaucoup réfléchir et me permet de relativiser ce que j’ai vécu. Je vous le conseille, car je pense que c’est un bon livre pour comprendre ce qu’est le harcèlement scolaire. Ce que cela peut faire au moral de se faire insulter, frapper, etc. sur une longue durée. C’est un livre utile autant pour les enfants que pour les parents ou grands-parents pour leur permettre de comprendre ce qu’est le harcèlement si longtemps tabou.

samedi 13 février 2016

Chronique: Journal d'un Vampire en pyjama

Lecture 2016
Titre: Journal d'un vampire en pyjama
Auteur: Mathias Malzieu
Éditions: Albin Michel
Genre: Autobiographie
Pages: 230

Quatrième de couverture:

Me faire sauver le vie est l'expérience la plus extraordinaire que j'aie jamais vécue. 

Résumé:


« Ce livre est le vaisseau spatial que j’ai dû me confectionner pour survivre à ma propre guerre des étoiles. Panne sèche de moelle osseuse. Bug biologique, risque de crash imminent. Quand la réalité dépasse la (science-) fiction, cela donne des rencontres fantastiques, des déceptions intersidérales et des réservations éblouissantes. Une histoire d’amour aussi. Ce journal est un duel de western avec moi-même ou je n’ai rien à inventé. Si ce n’est le moyen de plonger en apnée dans les profondeurs de mon cœur » Mathias Malzieu


La couverture :

Ce qui me plaît avec cette première de couverture, c’est son relief. Les lettres ainsi que le logo ressorte. J’adore cet effet !

Mon avis :

J’ai entendu parler de ce livre pour la première fois en regardant la grande librairie qui passe le jeudi soir sur France 5 et la façon dont le journaliste et Mathias Malzieu en parlaient m’a donné envie de le découvrir. Je ne le regrette nullement, car j’ai adoré ! J’ai vraiment apprécié ma lecture d’un bout à l’autre.  J’ai particulièrement affectionné l’humour de l’auteur.  Dans ce livre qui est autobiographique, Mathias Malzieu se compare à un vampire. En 2013, le verdict tombe : il est malade, gravement malade.  Il doit subir une greffe de moelle osseuse. En attendant, il doit se faire transfuser du nouveau sang régulièrement, d’où la comparaison avec un vampire.
Ce livre a un côté poignant, car l’auteur a côtoyé la mort de près et le livre est tellement bien fait qu’on en arrive à oublier qu’il a survécu et l’on se demande s’il y arrivera tant il lui arrive de mésaventures. C’est un livre qui vous apprend beaucoup, qui vous remet aussi en question parfois et vous fait réfléchir, mais surtout, il vous fait énormément rire et ça fait du bien.  J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir le style de Mathias Malzieu et je pense que je vais me laisser tenter par la mécanique du cœur qu’il a écrit avant sa maladie. Il fait quelques parallèles avec cette histoire. Il parle également de Walt Whitman, un poète qu’il affectionne beaucoup et qui est cité énormément dans un film que j’adore le cercle des poètes disparus. J’ai adoré le film et je pense que c’est un lien que j’ai avec l’auteur à travers Keating qui lui adore Whitman. Ce fait et aussi que je dois boire autant de coca-cola que Mathias Malzieu. Cette découverte m’a fait bien rire. 

Conclusion :

Encore un coup de cœur pour l’année 2016. Elle commence bien ! C’est mon troisième. C’est un livre que je vous recommande. Il parle de la maladie, mais sans rentrer dans les larmes faciles. L’auteur s’est trouvé le mot pour rire au moment le plus dramatique.